Retour
Parcours du Solstice

Parcours du solstice

En cette troisième année de programmation, et devant l’intérêt que cette activité a suscité au fil des ans, la Nocturne du solstice, initialement le 23, se tiendra cette année sur deux jours, soit les 23 et 24 juin. Elle troquera aussi son nom pour Les Parcours du solstice. Le concept lui demeure toutefois inchangé : des portes ouvertes au Musée national des beaux-arts du Québec, au Musée de l’Amérique francophone, à l’Observatoire de la Capitale, et des parcours thématiques dans les rues de la ville.

Cette année, les Parcours du solstice s’inspire de la thématique de la Fête nationale 2016, Québec, de l'art pur. Découvrez toutes les facettes de notre histoire et notre architecture, mises en lumière dans deux parcours thématiques animées.

Télécharger la carte du Parcours du solstice ICI

Les stations du parcours

(23 juin - De 18h à 22h et le 24 juin - De 13h à 17h)

Parcours du 23 — Station 1 : L’Observatoire de la Capitale

Station 1 :  L’Observatoire de la Capitale — DÉPART

QUI : Les guides animateur de la Commission de la capitale nationale du Québec

Présentation du nouveau parcours découverte Horizon. Quatre faces, quatre regards croisés - parfois larges, parfois intimes - sur une ville qui ne ressemble à aucune autre. En chemin, vous serez entrainés dans un survol immersif et époustouflant de cette capitale qui porte en elle plus de quatre siècles d’histoire.

Entrée gratuite à l'observatoire le 23 juin. (Prenez note que cette station n'a pas d'indice pour le concours Hydro-Québec)

Parcours du 23 — Station 2 : L’ART ORATOIRE

QUI : Louis-Joseph Papineau (1809-1866) et un guide de la Commission de la capitale nationale du Québec

Lieu de parole au cœur du processus démocratique, le Parlement a été le théâtre de prouesses oratoires, dont celles de Louis-Joseph Papineau et d’Honoré Mercier. Patriote, député durant 28 ans et président de la Chambre d’assemblée du Bas-Canada durant 22 ans, Papineau est à la tête du Parti canadien qui lutte pour des réformes constitutionnelles fondées sur les principes britanniques. 

Lieu : Façade du Parlement 

Parcours du 23 — Station 3 : LA SCULPTURE

QUI : Paul Chevré (1866-1914) et François-Xavier Garneau (1809-1866) 

On doit à Chevré la statue de Samuel de Champlain à l’extrémité est de la terrasse Dufferin. Il est aussi l’auteur du monument François-Xavier-Garneau, réalisé en 1912, ainsi que du buste de Wilfrid Laurier à Ottawa. Garneau contribuera à redonner aux Canadiens français la fierté de leur culture. Il lance un hebdomadaire mi-littéraire, mi-scientifique, en 1841. Par l’ensemble de ses actions, Garneau sera l’un des piliers de la fondation, en 1847, de l’Institut canadien de Québec.

Lieu : Place de l’Assemblée-Nationale sur l’avenue Honoré-Mercier

Parcours du 23 — Station 4 : LA POÉSIE

QUI : Les guides de la Commission de la capitale nationale du Québec

Présentation des poètes dont on retrouve des monuments commémoratifs sur cette allée. On y aborde aussi la question des monuments commémoratifs et l’action de la Commission de la capitale nationale du Québec en ce domaine.

Lieu : Allée des Poètes, le long de la rue d’Auteuil

 

Parcours du 23 — Station 5 : LA LITTÉRATURE

QUI : Gabrielle Roy (1909-1983) et Antoine de Saint-Exupéry (1900-1944)

Écrivaine majeure, Roy s’installe à Québec en 1952 et y passe la dernière partie de sa vie. Elle y écrit notamment le roman Alexandre Chenevert en 1954. Pilote et écrivain français majeur, Saint-Exupéry séjourna à Québec en 1942, dans la famille De Koninck, et une hypothèse sérieuse veut que l’un des enfants de la famille, curieux et vif, ait servi d’inspiration pour son personnage du Petit Prince.

Lieu : Parvis de la Maison de la littérature, 40, rue Saint-Stanislas

Parcours du 23 — Station 6 : L’ARCHITECTURE

QUI : Raoul Chênevert (1889-1951) et Henriette Barrot Chênevert (1902-1997) 

On doit à Chênevert les plans de l’édifice Honoré-Mercier (1922-1925), de la maison Gomin (1931) et de l’agrandissement de l’hôtel de ville (1929). Quant à sa femme, Henriette, elle travaille d’abord en collaboration avec son mari jusqu’en 1951, puis devient la première femme admise à l’Association des architectes de la province de Québec.

Lieu : Terrasse de l’horloge du Jura, Jardins de l’Hôtel-de-Ville. nbsp;Coins des rues Sainte-Anne et des Jardins

Parcours du 23 — Station 7 : LA MUSIQUE

QUI : Louis Jolliet (1645-1700), Jean Talon (1626-1694) et un guide de la Commission de la capitale nationale du Québec 

Explorateur et « découvreur » du Mississippi, Jolliet fut un excellent musicien et premier organiste de la cathédrale. Talon fut un réformateur dynamique et favorisa notamment l’exploration de nouveaux territoires. Il fut l’instigateur de l’expédition de Jolliet vers le Mississippi.

Lieu : À la sortie de la chapelle du Musée de l’Amérique francophone, 2, côte de la Fabrique

 

Parcours du 24 — Station 1 : L’ART ORATOIRE

QUI : Honoré Mercier (1840-1894) et un guide de la Commission de la capitale nationale du Québec

Plusieurs discours d’Honoré Mercier, premier ministre de la province de Québec de 1887 à 1891, sont demeurés célèbres. Chef du Parti libéral, il est l’un des précurseurs de l’idée d’autonomie provinciale.

Lieu : Espace en façade du Parlement, côté Grande Allée

*** VISITE DU PARLEMENT ***
Le Parlement a été le théâtre de grandes prouesses oratoires, dont celles de Louis-Joseph Papineau et d’Honoré Mercier.
Ouvert au public le 24 juin.

Parcours du 24 — Station 2 : LE CINÉMA

QUI : Alfred Hitchcock, 1899-1980 (réalisateur)

Hitchcock réalise le film I Confess (1953) à Québec où, après avoir écrit une première ébauche, le réalisateur et sa femme Alma se rendent en repérage. Hitchcock y a des amis, les Ahern, dont la maison se trouvait sur Grande Allée, remplacée aujourd’hui par l’Édifice Jean-Talon (dit le « Bunker »). De nombreuses péripéties entourent le tournage et sa sortie, alors que la censure québécoise se montre sévère avec de nombreuses scènes.

Lieu : Devant le 700, édifice Marie-Guyart, en face du parc de la Francophonie

*** STATION DE MAQUILLAGE ***
Réalisation de maquillages pour les petits et les grands 
dans un concept esthétique de cinéma d’autrefois.

 

Parcours du 24 — Station 3 : L’OPÉRA

QUI : Raoul Jobin (1906-1974) et Thérèse Drouin (1910-2007)

Dans les années 1930, Jobin a été le premier ténor de l’Opéra-Comique de Paris. En 1940, il a commencé sa carrière américaine au Metropolitan Opera de New York. Il est devenu également un invité régulier des Variétés lyriques de Montréal. Il a été nommé professeur de chant au Conservatoire de musique de Montréal, puis directeur du Conservatoire de musique de Québec de 1961 à 1970. Thérèse Drouin était l’épouse et la compagne de scène de Jobin au début de sa carrière. À la déclaration de la Seconde Guerre mondiale, tous les deux se trouvaient à Rio et leurs enfants demeuraient en France. S’ensuivirent des heures d’angoisse qui soulignent bien les tensions que peut soulever une carrière internationale.

Lieu : Maison de l’Opéra de Québec, 1220, avenue Taché

 

Parcours du 24 — Station 4 : LA JOAILLERIE

QUI : Louis S. St-Laurent (1882-1973) et Maurice Duplessis (1890-1959)

Quand la Seconde Guerre mondiale éclate, deux douzaines de malles furent emplies d’objets du patrimoine polonais afin de les protéger. Pendant 10 mois, ces objets uniques – dont la valeur était évaluée à plus de 60 000 $ – ont fait le voyage jusqu’au Canada pour aboutir au Musée du Québec. Maurice Duplessis, alors premier ministre, refuse de rendre ces trésors à la Pologne, devenue communiste. Premier ministre du Canada de 1948 à 1957 et grand artisan du Canada moderne, St-Laurent préside à l’expansion du rôle international du Canada dans le monde de l’après-guerre. Ce sera aussi un farouche opposant à la volonté de Maurice Duplessis dans l’Affaire des trésors polonais qui débute en 1939.

Lieu : Perron de la maison patrimoniale Louis S. St-Laurent, 201, rue Grande Allée Est

 

Parcours du 24 — Station 5 : L’ART DES JARDINS

QUI : Adèle Stuart (1889-1987) et un guide de la Commission de la capitale nationale du Québec

L’aménagement paysager autour de la maison revêt autant d’importance que la maison elle-même. Adèle Stuart a introduit dans l’organisation du jardin les principes d’aménagement en vigueur en Angleterre au début du 20e siècle.

Lieu : Jardin de la Maison Henry-Stuart, 82, rue Grande Allée Ouest

 

Parcours du 24 — Station 6 : LES ARTS VISUELS

QUI : Jean Paul Lemieux (1904-1990) et Jean-Paul Riopelle (1923-2002)

Né à Québec, Lemieux figure parmi les peintres les plus importants du 20e siècle. À partir des années cinquante, il peint des paysages de plus en plus épurés qui traduisent un sentiment de solitude et d’isolement. Après avoir connu le succès à Paris, Riopelle revient au Québec en 1990. Il passe plusieurs années à perfectionner la technique du all-over qui consiste à éliminer toute forme de perspective dans le tableau au moyen d’éclats de peinture en couches multiples. Il termine sa carrière avec quatre premiers prix internationaux et devient l’un des plus grands peintres de l’histoire du Canada.

Lieu : Entrée de la cour intérieure du nouveau pavillon Pierre Lassonde, Musée national des beaux-arts du Québec 

Les collaborateurs à la 3e édition du Parcours du solstice