Retour

Prix «Artisan de la Fête nationale»

Les Cowboys Fringants, emblème culturel contemporain

À l’occasion du Coup d’envoi de la Fête nationale du Québec, le Mouvement national des Québécoises et des Québécois (MNQ) a tenu à souligner le rayonnement de la culture québécoise dans la francophonie. C’est pourquoi le MNQ a choisi de remettre le prix « Artisan de la Fête nationale » 2017 au groupe Les Cowboys Fringants, afin d’ajouter leur nom à la liste des « géants » qui ont façonné ce rassemblement festif de fierté qu’est la Fête nationale.

Célébrant le 20e anniversaire de la parution de leur premier enregistrement, Les Cowboys Fringants ont fait danser depuis ce temps, l’ensemble des Québécois les 23 et 24 juin. De leurs premières prestations dans Lanaudière à la fin des années 90 à des foules enivrées sur les Plaines en 2010 et 2013, ils racontent aux Québécois leur histoire, leur quotidien et leurs idéaux avec franchise, authenticité et fierté. Ils ont par ailleurs participé à plus de 18 fêtes nationales en 20 ans de carrière. L’édition 2017 de la Fête met en lumière nos emblèmes québécois. Trop souvent associé au passé, ce concept fait également référence au présent et au futur. C’est pourquoi le MNQ est heureux d’y associer la vitalité d’un emblème culturel contemporain tels Les Cowboys Fringants. Nos récipiendaires se voient ainsi décerner une œuvre spécialement créée pour l’occasion par Armand Vaillancourt. Bien connu du public, Armand Vaillancourt tisse les fils d’une prolifique carrière récompensée de près d’une trentaine de prix. Ses œuvres se trouvent parmi les collections permanentes de nombreux musées dont, entre autres, le Musée des beaux-arts de Montréal.

Lancé en 2009, le prix « Artisan de la Fête nationale » récompense chaque année un individu ou une organisation qui, par son action, contribue au rayonnement de la fierté nationale. À ce jour, plusieurs grands noms du Québec ont été récompensés, dont Normand Brathwaite, Gilles Vigneault, Paul Piché ainsi qu’André Marchand, Gervais Lessard et Yves Lambert en 2016. Le prix sera également remis dans plusieurs régions du Québec lors des lancements régionaux afin de souligner la contribution des organisateurs et des bénévoles qui sont, chaque année, quelques 15 000 à œuvrer au succès de la Fête nationale. 

Biographie

Karl Tremblay et Jean-François Pauzé se rencontrent pour la première fois en septembre 1994 dans un vestiaire de hockey. Fruit du hasard ou du destin, cette rencontre sera déterminante pour le restant de leurs jours. De natures timides, les deux jeunes hommes ne s'adresseront la parole qu'au mois de janvier 1995. Mis au courant que Jean-François gratte la guitare, Karl lui affirme qu'il est chanteur et qu'il se cherche des musiciens pour former un groupe. C'est sans grand enthousiasme que Pauzé l'invitera à jammer dans le sous-sol de ses parents en février 1995. Grâce à l'insistance de Tremblay, ils composeront ce soir-là leur première chanson intitulée Les routes du bonheur et une deuxième, Gaétane, suivra le lendemain soir.

À peu près à la même époque, Jean-François rencontre Marie-Annick Lépine alors qu'ils occupent le même emploi d'été. Étudiante et violoniste, Lépine semble plus s'intéresser au côté rebelle de Pauzé qu'à son talent de musicien. Issue du milieu de la musique classique, elle n'a rien à foutre des ridicules chansonnettes country que composent Karl et J-F. Cependant, elle changera son fusil d'épaule lors d'un certain concours de musique amateur.

Nous sommes à l'été 1996. Karl et J-F décident de tenter leur chance au concours d'auteurs- compositeurs de la brasserie La Ripaille de Repentigny. Après une audition plus ou moins formelle avec un organisateur conquis par leurs chansons rigolotes, les deux larrons s'attaquent donc au concours où ils termineront finalement en 2e place. L'élément déclencheur venait de se produire : des foules nombreuses vinrent les encourager si bien que le soir de la finale, on dut refuser du monde à la porte. Conquise par les réactions suscitées, Marie-Annick accepte même de se joindre au duo pour la finale. Le troisième morceau du puzzle se mettait en place.

Fort de ce nouvel engouement local, le nouveau trio se met à la recherche d'un bassiste et d'un batteur. Ils jettent leur dévolu sur un jeune néophyte de la basse âgé de seize ans en Jérôme Dupras. Petit cousin de Marie-Annick, l’adolescent sera celui qui dénichera plus tard un batteur à la formation en Dominique Lebeau.

Si 1997 saluait l'arrivée dans le groupe de Domlebo et de Jérôme Dupras, cette année marquait aussi la sortie anonyme de leur premier album : 12 Grandes Chansons. Imprimée à cinq cent exemplaires, la cassette originale s'écoulera en quelques mois à des amis et à des connaissances. Quelques spectacles aussi mythiques que loufoques parsèment l'été et l'automne 1997, tous dans leur région natale de Lanaudière.

À l'hiver 1998, J-F Pauzé abandonne ses études momentanément pour se consacrer au groupe avec Domlebo qui remet aussi en question sa carrière dans le domaine de la santé. Pauzé et Lebeau se mettront alors à la composition du prochain album qui sera enregistré en 2 jours à l'automne 1998. L'album Sur mon Canapé sort en petites pompes au mois de novembre 1998. Les Cowboys Fringants sortent ainsi un deuxième disque auto-produit et auto-distribué en l'espace d'un an. Cet autre objet rare se vendra à plus de mille exemplaires grâce au bouche à oreille tant et si bien que l'album commence à faire fureur dans les radios étudiantes et lors des partys de cégep partout au Québec. Un pas de plus vient d'être franchi par la joyeuse bande qui ne demande pas mieux que de jouer partout. Le groupe se produira même à Montréal dans un Petit Campus bondé à la fin de 1998 lors d'un spectacle mythique qui confèrera aux Cowboys le titre de groupe de party.

Très en demande sur les ondes des radios universitaires, les Cowboys tâtent le terrain auprès des compagnies de disque de la métropole. Leurs démarches seront toutefois restées vaines. Ils se verront même refuser l'accès des bureaux de la plupart des entreprises. Ils n'ont alors guère le choix que de retourner vers l'autoproduction pour la sortie leur nouvel album, Motel Capri, en avril 2000.

Motel Capri représente la véritable éclosion. Bien qu'encore embryonnaire, le succès du groupe ne se dément plus. Encore charrié par le bouche à oreille (les radios commerciales refusent toujours de les faire tourner), le groupe jouit maintenant d'un véritable bassin de fidèles qui les suit partout au Québec. Annonciateur de ce qui allait se produire dans l'avenir, leur spectacle lors des Francofolies de Montréal de l'été 2000 en fut un d'anthologie. Une marrée humaine s'agglutinera aux abords de la trop petite scène Radio-Canada pour danser et chanter en communion avec ce nouveau groupe de la relève. La cinquantaine de spectacles qu'ils donneront au cours de la tournée Motel Capri leur fera gagner un  plus vaste public, conquis par leurs performances scéniques aussi énergiques que débraillées.

À l'hiver 2001, Pauzé se mettra à l'écriture de ce qui deviendra l'album phare de la formation. Si Motel Capri représentait l'éclosion du groupe, Break Syndical (mars 2002) le fera exploser. Cette fois-ci, c'est la bonne! Avec des critiques dithyrambiques en poche, la bande part en tournée dès le mois de mars. La vague des Cowboys Fringants et de leurs fans aux chandails verts déferlera sur le Québec en entier en 2002 et 2003. Véritable phénomène, la formation se produit à guichets fermés partout au Québec devant des fans conquis d'avance à leurs chansons tantôt drôles, revendicatrices ou nostalgiques. Au cours de cette tournée, le public découvre en Karl Tremblay un véritable meneur de foules et en Marie- Annick Lépine une multi instrumentiste accomplie qui confirme les Cowboys comme groupe de spectacle par excellence. Par ailleurs, les radios commerciales, qui boudaient jadis le groupe, n'ont guère le choix d'entrer dans la danse puisque les fans réclament littéralement que leurs chansons tournent sur leurs ondes. La chanson Toune d'automne deviendra un des grands succès de 2002.

L'été 2002 se terminera par un tour de force, soit le spectacle au Parc Jarry avec Plume Latraverse devant 8000 personnes. Puis la série de spectacles se continuera au cours de l'automne jusqu'à son paroxysme : la tournée montréalaise de décembre 2002. Idée saugrenue s'il en était une, cette tournée audacieuse visait à refaire le parcours de toutes les salles montréalaises où s'était produit le groupe depuis ses débuts. Des Verres stérilisés jusqu'au Métropolis en passant par le Petit Campus, le Cabaret et le Spectrum, le groupe roulera à un train d'enfer lors de ce mois où les dix spectacles montréalais s'ajoutaient à d'autres en province.

2003 verra la Tournée Break Syndical s'accentuer. Au mois de mai, le groupe sort son premier album live Attache ta tuque! qui inclut des versions des spectacles de la tournée montréalaise. Après un été bien rempli au niveau des festivals, c'est le dernier droit de la tournée et à l'automne, le groupe rafle les Félix de l'album alternatif, du groupe de l'année et du spectacle de l'année au gala de l'ADISQ. Pour conclure la longue tournée, les Cowboys essoufflés s'offrent le Centre Bell pour la première fois de leur carrière. Le pari est risqué : remplir les 20 000 sièges disponibles, ce que peu d'artistes québécois ont osé faire par le passé. Malgré les inquiétudes à l'aube du 30 décembre, les Cowboys et leurs fans pourront dire mission accomplie au terme d'une soirée mémorable dont les images et le son ont été gravés sur DVD (Les Cowboys Fringants, Centre Bell - 30 décembre 2003.) Ainsi se complétait la Tournée Break Syndical au terme de 153 concerts.

Puis en avril 2004, la France entrouvre ses portes au groupe qui fait salle comble à l'Élysée  Montmartre de Paris lors d'un spectacle aussi exceptionnel que déroutant à l'écoute de ces Français qui chantaient à tue-tête ces chansons écrites en québécois. Il faut dire que l’histoire française a commencé en mars 2002 : un français, alors en visite au Québec, mets la main sur l’album Break syndical et le ramène en sa patrie. Au bercail, son coup de cœur pour le groupe ne fait que prendre de l’ampleur. Le sympathique propage son enthousiasme sur le site officiel des Cowboys et sur plusieurs forums. Il découvre qu’il est loin d’être le seul adepte en sol français. Rapidement, une véritable communauté s’organise et devient terriblement active sur le web : c’est la naissance des Cousins Fringants, un club optimiste d’admirateurs français. Face à cette fervente communauté qui les  réclamait sans relâche, les Cowboys n’ont eu d’autre choix que de se rendre en France pour une première fois. Devant un public venant des 4 coins de la France, vibrant, chantant et repartant en fin de concerts avec, en main, t-shirts et albums du groupe, c’est la stupéfaction, la frénésie totale.

Les Cowboys se retrouvent en studio dès le mois de mai 2004 pour préparer la sortie de leur prochain album La Grand-Messe (novembre 2004.) Entre temps, ils présentent un spectacle marquant devant plus de 45 000 personnes dans le cadre du Festival Solidays à Paris et sont primés groupe de l'année

pour une deuxième fois de suite au Gala de l'ADISQ d'octobre. La Grand-Messe, la nouvelle mouture tant attendue est sur les tablettes le 23 novembre. Cette nouvelle parution engendre bien sûr la  tournée du même nom qui s'amorcera quatre jours après la sortie du disque à St-Jean-sur-le-Richelieu. Puis le début de l'année 2005 sera marqué par la série de 16 spectacles à La Tulipe à Montréal, tous à guichets fermés. S’ensuit un séjour en Europe de 4 dates en mai 2005 dont une soirée partagée avec Robert Charlebois au Zénith de Paris. Les dates de Lyon et Bordeaux font salles combles.

L'été s'amorcera sous le signe de la controverse avec la St-Jean-Baptiste sur l'île Notre-Dame. Cette initiative du groupe qui voulait un spectacle plus politisé avec des artistes comme Loco Locass, les Zapartistes et Mononc' Serge s'avérera un véritable succès malgré la polémique engendrée par les médias au sujet du caractère payant de l'événement. Toutefois, 25 000 personnes heureuses et consentantes déferleront sur le circuit Gilles-Villeneuve au cours de cette suffocante journée du mois de juin.

À l'automne 2005, le groupe remportera le Félix de la chanson de l'année avec Les Étoiles Filantes et poursuivra sa tournée au Québec et en Europe, où, en novembre, ils font une première grande tournée des salles importantes de France et de Belgique. Au final, 12 dates de concerts et des billets qui s’envolent à une vitesse record.

Parallèlement, Jérôme Dupras et ses comparses mettent sur pied la Fondation Cowboys Fringants qui se concentre sur des projets de conservation de la nature et de sauvegarde des  écosystèmes menacés en territoire québécois.

En avril 2006, les Cowboys remplissent à craquer le Bataclan à Paris pour deux soirs consécutifs et font 3 dates à guichets fermés à Nancy, Bordeaux et Bruxelles. En juillet, le groupe est invité dans tous les plus grands festivals de France et de Belgique. Le 22 juillet, événement mémorable : les Cowboys jouent devant plus de 80 000 fans en délire lors du Festival Les Vieilles Charrues à Carhaix.

Puis, comme en 2003, la tournée de la Grand-Messe se terminera de merveilleuse façon au Centre Bell, le 30 décembre 2006, au terme de 186 spectacles. Une tournée qui les aura amenés aux quatre coins du Québec, des Maritimes et de l'Europe francophone. L’album La Grand-Messe, qui n'aura laissé personne indifférent, aura finalement vendu plus de 250 000 copies au Québec et plus de 75 000 copies en Europe.

En avril 2007, les fans débarquent des 4 coins de la France pour venir vivre une expérience scénique unique avec les Cowboys : 13 dates de concerts présentées un peu partout en France (Rennes, Toulouse, Nantes, Marseille, Lyon, etc) et autant de salles combles. Et pour terminer le voyage, deux incroyables soirées à L’Élysée Montmartre, pleines à craquer.

À l’été 2007, le groupe repart sur la route du Québec pour une tournée surprise de festivals. Celle-ci se termine sur une triste note puisqu’au lendemain de la dernière prestation qui avait lieu au Festival International des Montgolfières de St-Jean-sur-le Richelieu, le batteur Dominique Lebeau annonce qu’il quitte les Cowboys Fringants après une association de 10 ans. Ébranlés par cette nouvelle aussi surprenante qu’imprévisible, les membres de la formation n’ont guère le choix que de se serrer les coudes et d’unir leurs efforts pour maintenir le groupe en vie.

C’est donc en tant que quatuor que les Cowboys s’attaquent à l’écriture et à la réalisation de leur prochain opus. La fin de 2007 s’avérera une période fort créative pour J-F Pauzé qui écrira pas moins de trente chansons en moins de six mois. Devant la trentaine de chansons qu’ils ont devant eux, l’idée d’un possible album double est évoquée mais est finalement écartée en raison de complexité au  niveau marketing et production. C’est alors que germe la possibilité de sortir  deux albums  distincts : l’un plus texturé et l’autre plus broche à foin. Ainsi naîtront L’Expédition (sortie simultanée au Québec et en Europe) et Sur un air de déjà vu (sorti au Québec en février 2009 et en Europe en mars), deux disques salués par les fans du groupe et la critique.

L’album principal qu’est L’Expédition se veut plus posé, nuancé et poétique que ce que les Cowboys Fringants nous avaient habitué auparavant. Les textes à la fois évocateurs et porteurs d’espoir y sont livrés avec une sensibilité parfaitement dosée par la voix chaleureuse du chanteur Karl Tremblay, plus que jamais en contrôle de ses moyens. Les quatre premiers extraits de l’album (Entre deux taxis, Tant qu’on aura de l’amour, La tête haute et La Catherine) se hisseront au sommet des palmarès radiophoniques québécois. Du jamais vu en moins d’un an.

Sur un air de déjà vu est quant à lui un album plus guilleret, rappelant le côté bon enfant des débuts des Cowboys. Présenté plus ou moins comme un album de «b-sides», Sur un air de déjà vu réconforte les partisans du groupe qui déploraient l’absence du côté humoristique sur L’Expédition.

Avec deux nouveaux opus sous le bras, les Cowboys reprennent la route. La tournée de L’Expédition se met en branle à Brossard le 6 novembre 2008 et mènera le groupe aux quatre coins de la Belle Province et de l’Europe. Soucieux de passer de la parole aux actes, le groupe fera de L’Expédition sa «tournée verte» puisque le Co2 émis par les véhicules du groupe et des gens qui assisteront aux spectacles sera annulé par la plantation de 35 000 arbres.

En février 2009, les Cowboys Fringants foulent les planches du mythique Olympia de Paris l’instant de trois spectacles mémorables à guichets fermés devant des publics survoltés. Puis suivent coup sur coup deux salles de 6000 personnes à la Halle Tony-Garnier de Lyon et à l’Aréna de Genève qui concluent cette surréaliste tournée éclair de dix jours en sol européen où 20 000 spectateurs ont pu  voir les Cowboys Fringants en cinq spectacles.

Retour en sol européen en avril 2009 (Toulouse, Caen, Lille, Le Mans et 2 soirs à Bruxelles) et en novembre 2009 où c’est la tournée des Zénith ! Les Cowboys se produisent dans les plus grandes salles en province… Strasbourg, Lyon, Reims, Nantes en passant par le Zénith de Paris (6000 personnes qui font littéralement exploser le décibelomètre !) et un autre aréna de Genève plein. Juste en 2009, c’est 40 000 fans européens qui auront vu les Cowboys !

En décembre 2009, Les Cowboys Fringants clôturent la décennie pour une troisième fois au Centre Bell. Au printemps, ils retournent en France et en Belgique, avec un passage au Printemps de Bourges devant une foule de 9000 personnes : c’est la première fois dans l’histoire du festival qu’un artiste québécois est en tête d’affiche du Phénix, la salle principale. Ce voyage est accompagné par la sortie d’un album live enregistré au Zénith de Paris. Juillet 2010, le groupe donne un concert magique aux Francofolies de La Rochelle. La tournée L’Expédition se termine en août 2010.

La période de fin 2010 et 2011 est consacrée à l’écriture et à l’enregistrement du nouvel album, Que du vent, qui paraît en novembre 2011. Mais les Cowboys ne s’éloignent jamais très longtemps de la scène : ils font une tournée des festivals au Québec et en Europe à l’été 2011. Ils jouent au prestigieux Paléo Festival en Suisse sur la plus grosse scène, devant une foule compacte et enthousiaste, foule qui a d’ailleurs choisi ce spectacle comme étant le spectacle le plus apprécié du festival, selon un sondage mené auprès des festivaliers.

Après quatre années d’absence sur disque, Les Cowboys présentent Octobre le 23 octobre 2015, un 9e album de chansons originales d’une grande puissance musical, plein d’humanité, à la fois poétique et engagé. Le groupe reprend là où il excelle : portraits de personnages, portraits de société, portrait d'une époque. Aux ballades touchantes et d’une douce mélancolie se côtoient critique sociale et humour décapant. Les mélodies, elles, sont toujours aussi efficaces, irrésistibles. Aux commandes de la réalisation, un nouveau duo : Gus Van Go et Werner F. Dès la sortie des premiers extraits radio, Bye bye Lou et Pizza-galaxie, la réaction du public et des journalistes est dithyrambique : Octobre est révélé comme l’un des meilleurs albums en carrière. L’album trône au sommet des palmarès des ventes francophones. En 2016, la tournée monstre débute et affiche complet partout au Québec et en Europe. L’effet Cowboys Fringants bat son plein, indéniablement!

En spectacle, la communion entre le public et le groupe est toujours présente et le plaisir qu’ils ont  de renouer l’un avec l’autre est intact à chaque soir. Les fans fidèles des débuts ont vieilli et sont, pour plusieurs, toujours au rendez-vous. Des gens de toutes générations, allant des jeunes enfants aux têtes grises, se sont greffés à cette mosaïque d’amateurs fringants et ne font que confirmer le côté fédérateur du groupe, ainsi que leur impact sur la société québécoise.

À ce jour, les Cowboys Fringants ont vendu plus de 800 000 albums dans la francophonie et leurs chansons ont été - et sont encore - le «décor» et la toile de fond de la vie de milliers de personnes.