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Nos grands inventeurs

Biographies de nos grands inventeurs

Marcelle Gauvreau

Née à Rimouski en 1907, Marcelle Gauvreau évolue dans une société hostile à l’enseignement supérieur des femmes. Supportée par sa famille, elle s’inscrit en 1929 à la Faculté des lettres et de philosophie de l’Université de Montréal. Par le plus grand des hasards, un concours dans le journal Le Devoir lui permettra de  faire la rencontre du frère Marie-Victorin. Intéressée par la botanique et ayant changé d’orientation, elle obtient en 1932 son diplôme de l’Institut botanique. Dès 1933, elle collabore à La Flore laurentienne du frère Marie-Victorin et plus tard, à la série éducative La Cité des plantes, sur les ondes de Radio-Canada.  En 1935, encouragée par son grand ami, le frère Marie-Victorin, elle fonde une école destinée à initier les jeunes aux sciences naturelles : l’École de l’Éveil. Dès lors, elle se consacre entièrement à son École et effectue plusieurs voyages en Europe dans le but d’étudier les méthodes d’enseignement préscolaire. Auteure de nombreuses communications scientifiques et talentueuse pédagogue, plusieurs la considèrent comme une pionnière de l’enseignement préscolaire au Québec.

Sources : http://www.archiv.umontreal.ca/exposition/mv/heritage_gauvreau.htm

http://www.florelaurentienne.com/flore/NotesUsages/GauvreauCarriere.htm

Cyrille Duquet

C’est en 1841, à Québec, que naquit Cyrille Duquet. D’abord horloger et joaillier, il est par la suite devenu inventeur et homme politique. Les horloges principales de l’Assemblée nationale du Québec portent d’ailleurs sa griffe. C’est toutefois avec son combiné téléphonique que Duquet acquiert la notoriété. Presque en même temps que Graham Bell, avec qui il a eu un échange de correspondance, Duquet mit au point un appareil téléphonique reliant sa maison à sa boutique. Il en dota bientôt la ville de Québec, qui fut l’une des toutes premières villes du monde à bénéficier de cette invention révolutionnaire. Le système inventé par Duquet et dont il obtint le brevet en 1878, facilitait la transmission du son en améliorant les propriétés acoustiques, le tout, en passant par la conception d’un nouvel appareil  réunissant sur une même planchette, l’émetteur et le récepteur. Ainsi, la paternité incontestée et reconnue du combiné téléphonique, en usage dans le monde entier, lui revient entièrement. Père de 16 enfants, infatigable, curieux, tenace et parfois rêveur, Cyrille Duquet a été un autodidacte de haut niveau. Sans aucun doute, Duquet est un grand Québécois qui est entré dans la légende par ses créations et ses inventions.

Sources : http://www.biographi.ca/fr/bio/duquet_cyrille_15F.html

Arthur Sicard

C’est à Saint-Léonard-de-Port-Maurice qu’est né Arthur Sicard, en 1876. Jeune, il travaillait à la ferme laitière de son père et était en charge des livraisons. Devant les conditions difficiles de nos hivers, notamment pour se déplacer sur des chemins enneigés, il s’inspira de la moissonneuse à lame rotative d’un voisin pour mettre au point ce qui allait devenir la toute première souffleuse à neige en 1925. Le premier modèle de « chasse-neige » fut acheté par la municipalité d’Outremont en 1927. Près de 10 ans plus tard, lorsque la ville de Montréal décide d’acheter plusieurs machines pour effectuer le déneigement de rues, seule la firme Sicard Limitée est en mesure de déposer une soumission. Aujourd’hui, on retrouve une rue à son nom dans la ville de Montréal, là même où fut située la première usine.  

Sources : https://fr.wikipedia.org/wiki/Arthur_Sicard

Armand Frappier

Médecin et biologiste, Armand Frappier était déterminé depuis son adolescence  à trouver un moyen de prémunir la population contre la vague de tuberculose qui sévissait au pays. Sa mère et son père en sont décédés relativement jeunes. En 1932, il ramène en bateau la souche bactérienne de la tuberculose dans le but de reprendre, dans les laboratoires aménagés à cette fin à l’Université de Montréal,  la production du vaccin découvert par Albert Calmette et Camille Guérin. À l’époque, ce geste fut très mal perçu par la communauté scientifique. Préparer et administrer un vaccin vivant était considéré comme une audace que tous n’admettaient pas. Surnommé le Pasteur canadien, Armand Frappier s’est aussi intéressé à la poliomyélite et à plusieurs maladies infectieuses qui faisaient des ravages à l’époque. En 1938, il fonde l’Institut d’hygiène et de microbiologie de Montréal qu’il dirigera jusqu’en 1974 et qui deviendra l’Institut Armand-Frappier en 1975. En 1945, Frappier fonde également l’École d’hygiène qui, 20 ans plus tard, sera scindée en plusieurs départements, soit entre autres, le Département de médecine préventive de la Faculté de médecine et le Département de médecine du travail de l’Université de Montréal. À une époque où la recherche était peu subventionnée au Québec, Armand Frappier, par son audace et son talent d’entrepreneur  a fait lui-même sa renommée internationale. À son décès en 1991, Armand Frappier était l’un des derniers représentants de la génération des bâtisseurs de grandes institutions vouées à la recherche au Québec.

Sources : http://nouvelles.umontreal.ca/article/2017/12/07/armand-frappier-l-homme-qui-sauvait-des-vies/

http://www.prixduquebec.gouv.qc.ca/eponyme/s-frappier_armand.htm

Irma LeVasseur

Née à Québec en 1877, Irma LeVasseur s’intéresse à la médecine et s’inscrit dans une école de médecine aux États-Unis avant d’obtenir son diplôme en 1900. Quelques années plus tard, en 1903, Irma Le Vasseur devient la première femme médecin canadienne-française à obtenir le privilège d’exercer la médecine au Québec. Spécialisée en pédiatrie, elle est l’instigatrice de la fondation de l’Hôpital Sainte-Justine de Montréal et de l’Hôpital de l’Enfant-Jésus de Québec. Durant la Deuxième Guerre mondiale, elle examine les recrues féminines qui veulent entrer dans l’armée canadienne au Manège militaire de Québec. Ce sera apparemment, ses dernières activités en tant que médecin. En 1957, Irma LeVasseur est internée à la clinique Roy-Rousseau de l’Hôpital Saint-Michel Archange, avant de mourir seule et complètement démunie six ans plus tard. Sa contribution à la médecine infantile est finalement reconnue à partir des années 1980. Aujourd’hui, plusieurs lieux sont nommés en sa mémoire dans les villes de Montréal et de Québec.

Sources :  http://www.encyclopediecanadienne.ca/fr/article/irma-le-vasseur/

http://lactualite.com/culture/2008/11/03/quand-loubli-devient-scandale/

Lucille Teasdale

C’est en 1929 que naquit Lucille Teasdale, dans l’est de Montréal. Elle étudie la médecine dans les années 50 avant de se spécialiser en chirurgie, où elle devient l’une des premières Québécoises à exercer cette profession. En 1960, Teasdale se rend à l’Hôpital de Marseille afin d’acquérir de l’expérience à l’extérieur du Canada. Piero Corti, qui deviendra son mari, lui propose alors de partir en Ouganda où il souhaite faire d’une petite clinique dirigée par des religieuses, un grand hôpital pour soigner les Ougandais. Lucille Teasdale y passera 35 ans de sa vie. Les conditions de travail restent très rudimentaires. On y manque souvent d’électricité et d’eau potable et toujours de médicaments. Docteur Teasdale voit jusqu’à 300 patients externes par jour et pratique des opérations en après-midi. Les violences qui secouent le pays dans les années 70 l’amèneront à opérer de nombreux soldats blessés. Vers le milieu des années 80, elle commence à avoir de moins en moins d’énergie, perd du poids et se met à tousser. C’est en Italie qu’on lui diagnostiquera le SIDA, probablement contracté lors d’une opération. En 1991, Lucille Teasdale fut honorée de l’Ordre du Canada avant de mourir des suites de sa maladie au milieu des années 90.

Sources : https://www.collectionscanada.gc.ca/medecins/030002-2600-f.html

Yoshua Bengio

Né en France en 1964, Yoshua Bengio a fait ses études à Montréal et a obtenu son doctorat en informatique de l’Université McGill en 1991 avant de poursuivre des études postdoctorales au MIT. Chercheur spécialiste en intelligence artificielle et pionnier de l’apprentissage profond, il est aussi le fondateur et actuellement, le directeur scientifique de l’Institut des algorithmes d’apprentissage de Montréal (MILA) et titulaire de de deux Chaires de recherche. En 2016, Yoshua Bengio cofonde en collaboration avec d’autres chercheurs, Element AI  qui se veut une sorte de plaque tournante créée pour faire le pont entre les entrepreneurs, les grandes entreprises et les chercheurs du domaine de l’intelligence artificielle et qui placerait Montréal comme pôle d’attraction dans ce domaine. Professeur à l’Université de Montréal depuis 1993, il a été honoré de nombreux prix, notamment le prix Acfas Urgel-Archambault pour ses recherches en intelligence artificielle. En 2017, il est nommé Officier de l’ordre du Canada et récipiendaire du Prix Marie-Victorin, un des prix du Québec décerné à des scientifiques. Radio-Canada l’a aussi nommé « Scientifique de l’année 2017 ». Sans contredit, grâce à M. Bengio, le génie québécois a su se distinguer au sein des géants mondiaux de l’informatique et du web. Yoshua Bengio est assurément une inspiration pour tout le Québec.

Sources : http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1080042/yoshua-bengio-scientifique-annee-2017

Joanne Liu

Née à Québec, Joanne Liu est pédiatre urgentologue au Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine, et œuvre depuis maintenant plus de 20 ans pour Médecins sans frontières (MSF). La Québécoise s’est impliquée entre autres auprès de réfugiés et déplacés, civils sur la ligne de front de conflits et victimes d'épidémies.  Elle est présidente internationale de MSF depuis 2013. Fondamentalement humble, sa grande dévotion a été remarquée ici comme à l’échelle planétaire. Nommée officière de l’Ordre national du Québec en 2015, elle a été aussi désignée comme l’une des personnalités les plus influentes dans le monde par le magazine Time, la même année.

Sources : http://time.com/collection-post/3822834/joanne-liu-2015-time-100/

https://www.ordre-national.gouv.qc.ca/membres/membre.asp?id=2841

https://www.medecinssansfrontieres.ca/présidence-internationale

Pierre Demers

C’est à 102 ans, en janvier 2017, que le physicien québécois s’est éteint. Parmi les grands, il a étudié la botanique avec le frère Marie-Victorin et a enseigné à l’astrophysicien Hubert Reeves. Professeur-chercheur presque toute sa vie à l’Université de Montréal, sa contribution à l'avancement de la science a été reconnue notamment par le prix Marie-Victorin, remis par le gouvernement du Québec en 2015. En 2012, il a été nommé membre émérite de l’Association francophone pour le savoir (Acfas). Fervent admirateur de la langue français depuis sa jeunesse, c'est dans les années '70 qu'il a pris un virage militant. Il a commencé à promouvoir l’indépendance du Québec et les droits des francophones aux côtés des Camille Laurin et Jacques-Yvan Morin et a continué depuis comme membre actif de plusieurs organisations patriotiques. À 101 ans, Pierre Demers manifestait encore dans la rue pour défendre les intérêts de sa patrie.

Sources : http://www.ledevoir.com/societe/science/423444/pierre-demers-veteran-de-la-bombe-a-malgre-lui

http://quebec.huffingtonpost.ca/2017/01/29/mort-pierre-demers-102-ans_n_14483288.html

http://aqction.info/evenement/manifestation-pasteur-parlait-francais-de-la-lisulf/

Louise Otis

Officière de l’Ordre national du Québec depuis 2003 et grande Officière depuis 2016, Officière de l’Ordre du Canada depuis 2015, récipiendaire du Prix de la justice du Québec en 2016, Louise Otis est une véritable ambassadrice du système judiciaire québécois ainsi que de notre société en général dans le monde. Elle a notamment participé à la réforme de l’administration de la justice à l’ONU, à l’analyse du système judiciaire du Fonds monétaire international (FMI) et à la revue du système de justice de la Banque mondiale  et du Fonds Mondial. Elle est également à l’origine des premiers systèmes de médiation judiciaire au monde, frayant la voie aux autres pays quant à la médiation. Depuis 2012, elle est également présidente du Tribunal d’appel de l’Organisation internationale de la Francophonie et depuis 2015  présidente du Tribunal administratif de l’Organisation de coopération et de développement économique (OECD).

Sources : http://louiseotis.com/

https://www.justice.gouv.qc.ca/ministere/prix-et-hommage/prix-de-la-justice-du-quebec/recipiendaires/louise-otis/

http://www.ordre-national.gouv.qc.ca/membres/membre.asp?id=1825

Carrie Derick

Née en 1862, Carrie Derick est une pionnière dans plusieurs domaines, que ce soit en enseignement, en science ou dans la question de l’avancée des femmes au Québec. Seulement trois ans après que l’Université McGill ait décidé d’accepter des femmes, elle y fait son entrée et termine son diplôme en sciences naturelles avec la meilleure moyenne de sa promotion. Elle sera ensuite chercheuse de renommée internationale après avoir accédé au rang de première femme professeure dans une université au Canada, en 1912, non sans avoir lutté pour obtenir le poste. En plus de ses implications universitaires, Carrie Derick a mené une vie de militante notamment pour le droit de vote et l’enseignement chez les femmes.

Source : https://www.collectionscanada.gc.ca/femmes/030001-1403-f.html

J. Armand Bombardier

C’est dans la région de Valcourt, dans les Cantons de l’est, que Joseph-Armand Bombardier naquit en 1907. Très tôt intéressé par la mécanique et après plusieurs années de séminaire à la demande de son père, Bombardier devient apprenti mécanicien dans un garage du coin. Il déménage ensuite à Montréal où il étudie le génie mécanique et électrique. Deux ans plus tard, son père lui construit un atelier à Valcourt dans lequel il répare toutes sortes d’engins, des scies à moteur aux batteuses à grain, des voitures, des pompes à l’eau.  Bouleversé par un événement qui lui fait perdre son fils de deux ans, Bombardier réalise la difficulté de se déplacer dans les zones rurales en plein hiver. C’est en 1935 qu’il crée un véhicule mû par des chenilles semblables à celles d’un char d’assaut. La première motoneige dirigée par des skis et permettant de transporter deux ou trois passagers venait de voir le jour. À peine deux ans plus tard, avec son premier système breveté, Bombardier construit une série de véhicules et déjà, plus de 100 véhicules étaient vendus en 1939. Le marché s’étend très vite au commerce de détail, sociétés de transport, compagnies d’électricité, de téléphone, d’exploitation forestière et aux facteurs. Fort de son succès, la compagnie Bombardier Inc. allait naître et au courant des années 70, elle s’intéressa au transport ferroviaire et à d’autres types de véhicules sur rail. À ce jour, Bombardier a construit les rames de métro de la société de transport de Montréal et c’est dans les années 80, que Bombardier s’est investie dans l’industrie aéronautique. Aujourd’hui, Bombardier Inc. assure la gestion d’un réseau de filiales opérant dans plus de 60 pays. Joseph-Armand Bombardier a fondé l’une des compagnies les plus chargées d’histoire du Canada, créant ainsi une de ses marques les plus célèbres. 

Sources : http://www.encyclopediecanadienne.ca/fr/article/joseph-armand-bombardier/

Stanley Vollant

Élevé par ses grands-parents maternels dans la communauté de Pessamit sur la Côte-Nord, Stanley Vollant s’est fait inculquer à un très jeune âge la valeur de l’éducation. Transformé par une rencontre avec Max Gros-Louis, il souhaite continuer d’apprendre pour redonner à ses pairs plus tard. Par un heureux mélange de hasard et de résilience, il étudie en médecine à l’Université de Montréal et deviendra le tout premier chirurgien autochtone au Québec en 1994. Il entreprendra en 2010 l’ambitieuse Marche Innu Meshkenu («mon chemin innu»), qui lui fera parcourir plus de 6000 km à travers le Labrador, le Québec et l’Ontario, avec pour mission d’inspirer les autochtones à suivre leurs rêves. Ayant reçu plusieurs prix et distinctions, dont la médaille du lieutenant-gouverneur pour mérite exceptionnel en 2017, il est une source d’inspiration pour toutes et tous.  

Source : http://www.encyclopediecanadienne.ca/fr/article/stanley-vollant/