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Nos grands cinéastes

Biographies de nos grands cinéastes

Léa Pool (à venir)

Gilles Carle

Avant de devenir le cinéaste prolifique qu’il a été, Gilles Carle a eu un parcours très diversifié, passant par les beaux-arts, le graphisme ou encore l’écriture. Entre 1953 et 2000, on lui doit la réalisation de quarante-sept films permettant aux spectateurs de s’imprégner de la culture québécoise de façon personnelle, touchante, mais accessible. Il a d’ailleurs réalisé la série télévisée Épopée en Amérique, retraçant l’histoire du Québec depuis les débuts de la colonie jusqu’à l’époque contemporaine et narrée par l’historien Jacques Lacoursière. Ses œuvres ont fait rayonner le Québec à travers le monde, tout en marquant les gens d’ici. Ses films se sont mérités 25 Génie et Canadian Film Awards et Gilles Carle a décroché la Palme d’or du Festival de Cannes pour son court métrage ONF 50 ans. Gilles Carle s’est aussi mérité le Prix Albert-Tessier en 1990, a été Officier de la Légion d’honneur en France en 1995, puis Officier de l’Ordre du Canada en 1998. Le Prix Jutra Hommage lui est remis en 2001, mais c’est en 2007 qu’il sera fait Grand officier de l’Ordre national du Québec. Gilles Carle s’est éteint en 2009 et son œuvre est incontournable dans le patrimoine cinématographique québécois.

Sources : http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/453557/carle-gilles-deces

https://www.onf.ca/selection/gilles-carle/

Michel Brault 

Michel Brault est né à Montréal en 1928. Cinéaste, réalisateur, producteur et écrivain, il est un pionnier de la production de documentaires. Il joue également un rôle déterminant dans le mouvement du cinéma direct des années 1960. Brault a notamment contribué à définir l’esthétique des films documentaires et a influencé des générations de cinéastes grâce à sa technique de caméra à l’épaule pour des prises de vue grand-angle. Personnage central de la Révolution tranquille au Québec, il a participé, réalisé ou coréalisé certains des meilleurs films au pays. On lui doit, par ailleurs, Les Ordres en 1974 qui lui a valu quatre prix des Palmarès du film canadien. Il a aussi coréalisé Pour la suite du monde en 1963, a été directeur de la photographie sur de grands films québécois tels que Mon oncle Antoine (1971) de Claude Jutra, Mourir à tue-tête d’Anne-Claire Poirier en 1979 et Les bons débarras de Francis Mankiewicz en 1980. Michel Brault s’est vu remettre de nombreuses distinctions au cours de sa carrière, notamment le Prix Albert-Tessier en 1986 et le Prix Luce-Guilbeault  en 1993. Il a été nommé officier de  l’Ordre national du Québec en 2003. Ce géant du cinéma québécois s’est éteint en 2013, lors d’un voyage à Toronto, alors qu’il s’y rendait pour recevoir un prix d’excellence pour l’ensemble de son œuvre.

Source : http://www.encyclopediecanadienne.ca/fr/article/michel-brault-1/

https://www.onf.ca/cineastes/michel-brault/

Anne Émond (à venir)

Albert Tessier

Né à Sainte-Anne-de-la-Pérade le 6 mars 1895, Monseigneur Albert Tessier est un véritable pionnier du cinéma documentaire québécois. Toute sa vie, il a défendu les causes touchant les Québécoises et les Québécois, en particulier celles de la langue française et de l’éducation. C’est avec le cinéma que Mgr Tessier a véhiculé ses idées, dès 1925. Son œuvre compte près de 70 films réalisés principalement entre 1930 et 1950. Ses documentaires traitaient tout aussi bien de la nature, de la culture, de l’éducation, du Québec que de la religion. Membre de la Société des Dix et de la Société royale du Canada, il a été médaillé du Mérite scolaire de la Ville de Paris et est lauréat du Prix de la langue française, décerné par l’Académie française, pour l’ensemble de son œuvre.

Source : http://www.prixduquebec.gouv.qc.ca/eponyme/c-tessier_mgr_albert.htm

Luce Guilbeault (à venir)

Maurice Proulx

Né à St-Pierre de Montmagny en 1902, Maurice Proulx est issu de huit générations de cultivateurs. Après des études au Grand Séminaire de Québec, il est ordonné prêtre en 1928. Il fera également des études en agronomie. Afin de perfectionner son anglais, il se rend au cinéma, devenu parlant à cette époque, et s’y intéresse. En 1934, l’utilisation que fait un conférencier d’un nouveau film 16 mm pour illustrer son sujet lui révèle les possibilités fantastiques de cet art. Il se dotera d’une ciné-caméra. Ce pionnier du cinéma produira par la suite 50 films sonores et plus d’une centaine de documents filmés, notamment son film En pays neufs, sonorisé à New York en 1937. En 1939, l’abbé Proulx participe à la fondation de l’Office National du Film à Ottawa et deviendra conseiller du Premier ministre Godbout lors de la fondation du Service cinéphotographie à Québec. En 1953, il a créé un service social diocésain visant à trouver un foyer d’adoption pour un millier d’enfants. Très impliqué dans les mouvements locaux et régionaux, l’abbé Proulx a été honoré de plusieurs distinctions et a été fait membre de l’Ordre du Canada. En 1985, l’ADATE institue le Prix d’excellence Maurice Proulx pour la meilleure production québécoise. Maurice Proulx s’est éteint en 1988 à La Pocatière.

Source : https://www.ordre-national.gouv.qc.ca/membres/membre.asp?id=147

Ernest Ouimet

Monsieur Ernest Ouimet, né le 16 mars 1877, est l’un des personnages les plus importants et innovateurs du cinéma au Québec. Au début du 20e siècle, il fait découvrir aux Montréalais les « vues animées » en travaillant entre autres au Monument-National. En 1905, Ernest Ouimet achète deux projecteurs Edison et organise des séances de projection au Parc Mikado de Viauville et à la salle Poiré de Montréal. Ses représentations sont tellement populaires qu’il achète la salle qu’il nomme Le Ouimetoscope; le premier théâtre de luxe en Amérique du Nord voué exclusivement au cinéma était né. Outre l’exploitation de salles de projection, Ernest Ouimet a innové dans le domaine de la vente d’équipement cinématographique, de la distribution de films, de la production et de la réalisation des premières bandes d’actualités au Canada. Il a filmé entre autres la chute du pont de Québec, l’incendie de Trois-Rivières et les funérailles de sir Wilfrid Laurier. Décédé dans l’oubli en 1972, Ernest Ouimet fut par son audace et son esprit innovateur, le pionnier de l’industrie montréalaise du cinéma.

Source : https://ville.montreal.qc.ca/memoiresdesmontrealais/ernest-ouimet-pionnier-de-limage

Pierre Falardeau (à venir)

André Melançon

Né en 1942 à Rouyn-Noranda, le cinéaste André Melançon a marqué l’imaginaire des Québécois et de toute une génération, entre autres, avec ses films La guerre des tuques et Bach et Bottine. Psychoéducateur de formation, il exprime au grand écran dès les années 70 son intérêt pour l’enfance et la famille. En 1984, il est aux premières loges d’un phénomène cinématographique jamais vu auparavant au Québec. Son film La guerre des tuques, premier long métrage de la série des Contes pour tous, connaît un succès monstre en salle, au Québec comme ailleurs dans le monde. Il réalise une douzaine de films de ce genre dont ses derniers en 2013 et 2014. André Melançon réalise également des œuvres destinées au petit écran, dont la série Cher Olivier. En plus de sa grande carrière de réalisateur, il a porté les chapeaux de comédien, d’entraineur vedette de la Ligue nationale d’improvisation pendant de nombreuses années et de membre fondateur et professeur à l’Institut national de l’image et du son.

Source : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/799124/andre-melancon-realisateur-deces

Micheline Lanctôt

Grande artiste dans l’âme, Micheline Lanctôt a d’abord étudié le piano et le violoncelle. Touchant également à l’histoire de l’art, elle fait son entrée dans le cinéma grâce au cinéma d’animation, qu’elle pratiquera pendant de nombreuses années, d’abord à l’ONF, puis chez Potterton Productions. Parallèlement, elle poursuit son travail d’actrice. La vraie nature de Bernadette la révèle en tant qu’actrice et la mènera jusqu’au Festival de Cannes. Elle débute la réalisation dès 1976 avec un premier film d’animation, pour ensuite réaliser notamment L’homme à tout faire, Sonatine ou Pour l’amour de Dieu, films qui ont remporté de nombreux prix au Québec et à l’étranger. Micheline Lanctôt a écrit de nombreux articles sur l’état du cinéma au Québec ainsi que sur le statut des femmes cinéastes et les difficultés qu’elles rencontrent dans l’exercice de leur profession. En 2000, elle a reçu le Prix Albert-Tessier pour l’ensemble de son œuvre cinématographique. 

Sources : http://www.encyclopediecanadienne.ca/fr/article/micheline-lanctot/

http://ici.radio-canada.ca/biographie/micheline-lanctot

Anne Claire Poirier

C’est en 1932, à Saint-Hyacinthe qu’est née Anne Claire Poirier. Après avoir travaillé à Radio-Canada, elle fait ses débuts à l’ONF en 1960, comme assistante-réalisatrice. En 1967, elle réalise son premier long métrage, De mère en fille. En 1973, elle produit deux films dans le cadre de la série En tant que femmes, qui permet à plusieurs réalisatrices québécoises de mettre en lumière les différents problèmes sociaux vécus par les Québécoises. En 1979, son long métrage Mourir à tue-tête provoque de vives réactions en exposant le viol et ses conséquences sur les victimes. Le cinéma d’Anne Claire Poirier a suscité des questionnements qui trouvent écho encore aujourd’hui, en particulier dans nos structures socioprofessionnelles et organisationnelles. Plusieurs de ses films ont été primés. Son dernier film, Tu as crié Let Me Go!, a récolté une foule d’honneurs : du Québec, du Canada anglais, de l’Italie, du Japon, du Portugal. Mme Poirier a reçu le prix du Québec Albert-Tessier en 1988, le Prix du Gouverneur général du Canada pour les arts de la scène en 2001 et le prix Jutra Hommage en 2002. Elle a été élevée au titre d’officier de l'Ordre du Canada en 2003. Ses films profonds, ancrés au cœur de l’humain, sont une richesse inouïe du cinéma québécois.

Source : http://www.ordre-national.gouv.qc.ca/membres/membre.asp?id=305

Kim Nguyen (à venir)